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A en juger par la
curieuse réaction de la municipalité de Meudon à une tribune d'opposition dans le Chloroville du mois de mai 2012, l'opération du CNRS à Bellevue est sensible.
L'association Vivre à Meudon a décidé de faire connaître aux riverains les éléments publics, "exacts et précis", de son contexte et a déjà fait savoir au maire qu'elle souhaite déjà voir respectées par cette opération deux orientations du PLU :
offrir un parcours des coteaux de grande qualité en qualifiant un réseau de sentes piétonnes régulièrement étendu. A cette fin, le règlement du PLU introduit sur cette parcelle la réserve n°28 pour une sente publique à créer,
conforter la vocation des secteurs d'activité existants ou anciens, en favorisant la mixité des fonctions. A cette fin, la parcelle est en zone UAa, qui autorise un COS plus élevé (1,76) pour des locaux d'activité que pour les logements (1,30).
8e circonscription
Emmanuel Sala ; Jean Grillard ;Anne Le Beaut (FN) ; Christophe Paillard(Alliance royale) ;MichelBecq (DLR) ; Catherine Lime-Biffe (PS) ; Nadia Mordelet-Carriere (Centre) ; Lydia vIeira (Alliance écologiste) ; Jean-Jacques Guillet (UMP) ; Catherine candelier (EELV) ; Naïma Moghir (Alliance écologiste ) ; Philippe Henique (LO) ; Stéphane castera (Parti pirate) ; Nicolas Tardieu (Cap 21) ; Romain Chetaille (DVD) ;Louise Beniere ;Dominique Rabany (FdG) ;Renaud Bouchard (Droite) ;Miguel Segui (NPA).
8ème CIRCONSCRIPTION DES HAUTS-DE-SEINE
Meudon, Sèvres, Chaville, Ville d‘Avray, Vaucresson, Marnes–la-Coquette
Catherine CANDELIER : Conseillère municipale de Sèvres où j’habite depuis plus de 30 ans, je présente ma candidature à vos suffrages lors des élections législatives de juin 2012. Membre d’associations de protection de l’environnement, militante écologiste, je souhaite porter à l’Assemblée Nationale des valeurs de justice, de solidarité et de démocratie. Notre circonscription mérite une représentation renouvelée, rajeunie !
Loïc Le Naour (Suppléant) : Conseiller municipal à Meudon depuis 2008. Ancien chargé de mission à la Fondation abbé Pierre puis auprès de Martin HIRSCH, Haut Commissaire aux Solidarités Actives contre la Pauvreté. Depuis de nombreuses années je me suis investi dans la lutte contre l’exclusion et la pauvreté et sur le plan local en étant membre actif d’associations meudonnaises de promotion et de sauvegarde de l’environnement et du cadre de vie.
L’AFFICHAGE LIBRE A
MEUDON!
Comme vous l’aurez sans doute remarqué en période d’élections la guerre de l’affichage fait rage dans nos rues. Arrachées, recollées, taguées, annotées, détournées, les affiches une fois posées font réagir et vivent une seconde vie.
La liberté d’affichage appartient aux libertés fondamentales d’expression. C’est une pratique enracinée dans la tradition républicaine et quand on considère la place faite à la publicité à caractère commercial, plutôt «sauvage», le respect de cette obligation légale est bien un minimum démocratique. Les communes sont tenues d'informer, directement ou sur demande, les citoyens des emplacements d'expression libre disponibles sur leur territoire et vous pouvez vous procurer l’arrêté du Maire de Meudon relatif à ces dispositions.
Aujourd’hui, les panneaux d’affichage d’expression libre font l’amalgame entre affichage politique et affichage associatif. De plus, ces espaces de liberté sont très souvent utilisés à des fins commerciales. Enfin, en période électorale ou non, ces panneaux sont le terrain de "guerre d'affichage" entre les différentes équipes des candidatset partis politiques.
Ce manque d’espace a pour effet d’inciter à l’affichage sauvage toujours regrettable bien qu’imaginatif.
De nombreuses communes ont fait évoluer l’esprit de leur réglementation et réservent actuellement des panneaux par type d'affichage en distinguant ces trois catégories : l’affichage d'expression politique, l’affichage associatif, et l’expression libre.
Or, à Meudon, il devient urgent de se doter d’une politique cohérente en matière d’affichage et de trouver des solutions innovantes sur la ville car,tel qu’il est pratiqué actuellement, nous pouvons nous demander si l’affichage libre n’est pas dévoyé.
L’affichage administratif et les actualités culturelles de la ville sont actuellement bien organisés.
C’est dans cet esprit constructif que nous demandons la mise en place d’un affichage libre distinguant la partie réservée aux associations des parties d’expression libre et politique.
Pouvons-nous espérer un respect du pluralisme démocratique et de la libre expression alors que dans cette page même réservée à l’opposition municipale, la majorité s’octroie le droit de commenter une tribune. Un journal entier dont une pleine page réservée à la majorité ne suffit donc pas !
Faisons des débats, confrontons nos avis, mais respectons nous … et nos lecteurs meudonnais avant tout.
Dernière : Nous nous félicitons de la belle victoire pour les forces de gauche et de progrès et du score réalisé à Meudon par François HOLLANDE 50, 31% !
Loïc LE NAOUR, Solange MARLE, FrançoiseROURE et Marie-Pierre ZUBER
Pour ceux qui n'accèdent pas aux articles complets
de Mediapart. Attention, la liste des villes à gauche n'est pas complète. Pour ceux qui n'auraient pas la patience d'aller jusqu'au bout, voilà une
info intéressante " il se murmure que Guéant pourrait finalement se retirer de la course".
Dans le 92, une ambiance de fin de règne
23 h 30, ce dimanche 6 mai, au siège du conseil général des Hauts-de-Seine, à Nanterre. Ambiance fin de règne dans la salle des conférences, où se joue la traditionnelle soirée électorale. La mine grave, la majorité présidentielle devenue minorité noie son chagrin dans le buffet, jure que « tout va bien ». L'opposition devenue majorité présidentielle se frotte les mains et jubile avant de rejoindre la Bastille. Pascal Buchet, le patron de la fédération socialiste du « 9-2 », ce département parmi les plus sarkozystes et les plus riches de France, fief du président déchu, célèbre pour ses guerres fratricides à droite, ne donne pas une semaine à l'UMP local et national pour « exploser ».
« Ils se disent unis mais dans quelques jours, ils vont sortir les armes et régler les comptes. Vous allez voir ! Ça va être le bordel ! Il y a trop de rancœurs à droite. L'affaire de l'EPAD a scellé la scission. Devedjian va vouloir prendre sa revanche après tout ce que lui a fait le clan Sarko-Balkany. Sur la deuxième circonscription, Rama Yade et le baron Aeschlimann vont s'écharper. Sur la neuvième, Solère et Guéant vont en découdre. Pemezec, l'ennemi juré de Devedjian qui a voté Le Pen en 2002 au lieu de Chirac, va s'allier avec l'extrême droite. Des candidatures nouvelles vont apparaître à droite à trois semaines des législatives. »
Devant les panneaux où s'affichent petit à petit les résultats des trente-six communes, le maire de Fontenay-aux-Roses savoure la victoire avec les siens. Enumère les villes de droite où Hollande arrive en tête : Villeneuve-la-Garenne (67,11 %), Châtillon (55,4 %), Châtenay-Malabry (58 %), Bourg-la-Reine (52,2 %), Montrouge (58,2 %), Meudon (50,31 %), Vanves (56,44 %) et surtout Antony (52,26 %) et Issy-les-Moulineaux (51,7 %). Deux terres « encore plus symboliques » pour Pascal Buchet, qui incarnent la Sarkozie. La première est la ville de Patrick Devedjian, maire de 1983 à 2002, président du conseil général et député sortant, où durant l'entre-deux tours, sur les marchés, on n'a pas vu un militant UMP. La seconde est la ville d'André Santini, député-maire, président du Nouveau Centre, candidat à sa propre succession dans la 10e, l'une des quatre circonscriptions dans l'œil du cyclone.
« Eh oui, le changement, c'est maintenant, même dans les Hauts-de-Seine ! » se réjouit le premier secrétaire de la fédération PS du 92. Guère
habitué aux soirées électorales du CG du 92 – « en général, on est cinq socialistes dans une mare de RPR » –, il a rencontré
ces derniers jours de nombreux électeurs de droite déboussolés, partagés entre le vote blanc ou le vote... Hollande. L'ex-terrain de jeu de Pasqua, laboratoire du
sarkozysme, pépinière de ministres et de conseillers élyséens durant ces dix dernières années, se craquelle. Les municipales et les cantonales avaient
révélé les premières fissures. La présidentielle les exacerbe. Nicolas Sarkozy perd cinq points par rapport à 2007 et termine (50,52 %) au coude à coude avec François
Hollande (49,48 %).
« Dans cette campagne confuse, l'identité de la droite n'a pas été claire »
Dans la salle, il ne reste plus grand-monde, des collaborateurs du conseil général en costumes sombres et quelques militants UMP qui vous assurent de table en table que « le 92 résiste ». Pas de champagne comme en 2007 mais du vin pour oublier. Près de l'écran géant, Sofiane, sa mère et Myriam, de Nanterre, broient du noir, vivent la chute du « président » comme « une injustice ». « Franchement, ça craint pour la France. Hollande n'a aucune classe, aucune stature. C'est une catastrophe pour le pays. Il s'exprime mal, devrait faire des abdos », dit Myriam. « On a perdu un homme extraordinaire, le capitaine du navire », renchérit la maman de Sofiane. « Est-ce que les musulmans qui ont voté pour Hollande savent qu'il est pour le mariage homosexuel interdit par l'islam ? » demande son fils.
A la table d'à côté, un groupe de jeunes accable « les journalistes à 99 % contre Sarkozy » et s'avouent soulagés devant le résultat plus serré que prévu. « 48
%, c'est pas mal ! C'est un référendum anti-Sarkozy, pas une adhésion pour Hollande. Il est loin du score de Miterrand en 1988. Sur les marchés, on a jamais pu développer
le programme de droite. On nous renvoyait constamment au Fouquet's, à l'Epad, aux Balkany, aux casseroles des barons des Hauts-de-Seine », rapporte Rodrigues, un
jeune entrepreneur.
Après avoir passé la soirée à dérouler les éléments de langage pour justifier la défaite – « aucun gouvernement sortant en Europe n'a résisté à la crise », « la droite étant à l'Elysée depuis 1995, les Français voulaient l'alternance »,« c'est la démocratie, on a mené un magnifique combat »,« le score de Hollande n'est pas exceptionnel », « nous sommes soudés dans l'adversité », etc. –, les figures sulfureuses de la droite altoséquanaise ont déserté les lieux. Certaines ont tout simplement boycotté la soirée. Les Balkany ont brillé par leur absence. Le fils Jean Sarkozy aussi. Les « patrons »– Patrick Devedjian, Roger Karoutchi, André Santini – se sont rapidement effacés après le discours de 22h30.
Devedjian, qui ne connaît « que Ferdinand Buisson » a dénoncé, sous les applaudissements et... les sifflets, la campagne très droitière de Sarkozy durant
l'entre-deux tours : « Je ne suis pas sûr que les clins d'œil au Front national nous aient aidés dans ce scrutin. En 2007, Nicolas Sarkozy s'était
présenté aux Français comme le représentant d'une France de sang mêlé, ce qui correspondait à notre sociologie. Dans cette
campagne confuse, l'identité de la droite n'a pas été claire. »
En aparté, pour répondre aux mauvaises langues l'accusant de ne pas avoir versé de larmes à l'annonce des résultats, il a taclé le député de la huitième circonscription,
Jean-Jacques Guillet, l'homme que l'ex-chef de l'Etat lui a préféré à la tête de l'UMP des Hauts-de-Seine : « Je ne suis pas là pour répondre de la défaite. C'est lui le
responsable de la campagne dans le département. Où est-il ce soir ? Je ne le vois pas. C'est étonnant qu'il ne soit pas là. »
Karoutchi, le secrétaire général de l'UMP des Hauts-de-Seine, a fustigé les médias qui « comparaient les drapeaux tricolores de la Concorde à Nuremberg » : « Nous n'étions pas face à une vague médiatique qui nous portait. » Le sénateur et conseiller politique de l'UMP a martelé : « Nous avons perdu une bataille, pas la guerre. Il faut rester soudés et s'unir pour gagner les législatives et éviter des drames au pays. »Santini, président du Nouveau Centre dans le 92, a fusillé François Bayrou : « Laissons comme disait l'autre le chien crever au fil de l'eau. Aujourd'hui, nous signons son acte de décès. Adressons-nous à ses électeurs. »
François Kosciusko-Morizet, le maire de Sèvres, le père de« NKM », la porte-parole de Sarkozy, ne s'est pas éternisé à l'image de nombreux élus. Un verre, quelques poignées de main et déclarations et il s'en est reparti aussi discrètement qu'il était apparu peu après le discours des chefs de file. Pas inquiet pour l'avenir de l'UMP dans les Hauts-de-Seine : « Le parti n'explosera pas. » Comme sa fille qui « fait ce qu'elle veut », il n'a pas apprécié que Sarkozy consacre l'entre-deux tours à chasser sur les terres du FN. « Il est parti trop tard dans la campagne et il a trop ramé pour récupérer l'électorat Le Pen. Chirac avait perdu parce qu'il ne voulait pas composer avec le FN. Sarkozy a perdu parce qu'il y a passé son temps », abonde Amaury, un vieux militant, ancien gérant d'une société de limousines, délégué aux cantonales de Courbevoie pendant une trentaine d'années.
« Les électeurs en ont marre des baronnies, des rois »
Accoudé à une table, Thierry Solère, l'élu-dissident de Boulogne-Billancourt, n'est pas pressé. Il défait la campagne de Sarkozy « trop à la droite de la droite » avec des amis, bien moins optimiste sur l'état des droites dans le 92. Exclu provisoirement de l'UMP en mars dernier pour oser défier le bras droit de Sarkozy père, Claude Guéant, parachu té dans la neuvième circonscription et dont il se murmure qu'il pourrait finalement se retirer de la course, « le meilleur ami de Sarkozy fils »ne se laisse pas intimider. « Je vais gagner et Copé me réintégrera à l'UMP. A Boulogne, on a perdu 30 policiers et 30 gendarmes. Vous voyez Guéant téléphoner au ministre de l'intérieur de la gauche pour réclamer du renfort alors que c'est à cause de lui que nous avons perdu des effectifs ?»fanfaronne-t-il.
Deux exemples le confortent : Neuilly et Levallois, deux villes où les électeurs ont dit leur « ras-le-bol d'être pris pour des machines à voter ». A Neuilly, en 2008,
Jean-Christophe Fromantin, chef d'entreprise, divers droite indépendant, a ravi le fief des Sarkozy à David Martinon dont personne n'oublie la calamiteuse sortie de
route. En 2011, il a conforté son assise aux cantonales en pulvérisant la candidate de l'UMP. Au même moment, à Levallois-Perret, Arnaud de Courson, même profil que Fromantin,
inconnu en politique, à la tête d'une société de recrutement, infligeait une cinglante défaite à Isabelle Balkany et s'emparait du fauteuil de conseiller
général.
Hier bastion étanche du sarkozysme, les Hauts-de-Seine sont devenus le miroir d'une France qui sanctionne la gestion clanique et népotique des Sarkozy-Balkany. « Les électeurs en ont marre des baronnies, des rois. La gauche doit faire passer une loi : un élu ne devrait pas se représenter après deux-trois mandats », note Arnaud de Courson, en grande conversation avec Pascal Buchet. Le trublion soutient Yade, Fromantin et Solère aux prochaines législatives, prépare les municipales et espère que « Sarkozy ne remettra pas le nez dans ce département, qu'il va tenir sa promesse, se retirer de la vie politique ».
« Il faut en finir avec les Hauts-de-Seine, terre de clans, où la présidence du conseil général se décide à l'Elysée. On est là pour servir, pas pour se servir. Quand
je dis “j'habite Levallois”, on ne me parle que des Balkany, jamais de sa qualité de vie, de ses projets », poursuit-il. Même discours à Neuilly où Nicolas
Sarkozy, maire de 1983 à 2007, réalise son meilleur score (84,2 % soit un recul de deux points par rapport à 2007). Jean-Christophe Fromantin a préféré ses
administrés aux petits fours de l'hôtel du Département.
« Animé par aucun esprit de revanche », il tient à « rester en dehors des querelles », « indépendant ». Il prédit « des surprises énormes en juin » : « On vit un moment politique extrêmement intéressant qui va enclencher une transformation, une fin de cycle, de modèle, en France et dans les Hauts-de-Seine. La droite n'existe plus car elle n'est plus incarnée en terme d'hommes ni revivifiée en matière d'idées. »
Son « petit cas » à lui est devenu « emblématique » :« De nombreux élus de droite, du centre, du département et de toute la France, me sollicitent pour des conseils ou pour monter un groupe politique. Je suis moins seul que tous ces cadors obligés de négocier entre eux, tout en se disputant, en étant indépendant. » Il aborde le troisième tour « dans une dynamique incroyable » : « Nous étions 250 à ma dernière réunion. » L'UMP n'a pas encore mis de candidats face à lui dans la sixième circonscription et Joëlle Ceccaldi-Raynaud n'envisage pas de se représenter. Pour éviter une nouvelle douche froide ?
Communique de presse Europe Ecologie Les Verts des Hauts-de-Seine
Europe-Ecologie Les Verts 92 remercie les électeurs d’Eva Joly et appelle à la mobilisation pour le second tour de l’élection présidentielle
Europe-Ecologie Les Verts 92 remercie les 20.086 électeurs alto séquanais qui ont apporté leur suffrage à Eva Joly. Ce score marque une nette progression par rapport à l’élection de 2007.
EELV 92 appelle à une forte mobilisation des électeurs pour le second tour de la présidentielle afin de battre Nicolas Sarkozy au niveau national et particulièrement dans le département des Hauts-de-Seine.
François Hollande doit désormais porter les valeurs de la gauche et des écologistes pour restaurer les valeurs de la République, redonner un souffle à notre démocratie et à nos institutions pour rétablir un lien de fierté et de confiance entre notre pays et ses représentants politiques.
EELV 92 sera présent lors des élections législatives pour faire peser la voix de l’écologie politique au sein de la nouvelle Assemblée Nationale et donne rendez-vous à ses sympathisants les 10 et 17 juin prochains.
Contacts :
Catherine CANDELIER, porte-parole, conseillère municipale de Sèvres,
Loïc LE NAOUR, porte-parole, conseiller municipal de Meudon,
Sèvres, le 23 avril 2012
Meudon élection présidentielle 2012
1er tour
dimanche 22 avril
Inscrits - 30572
Votants - 24231 - 79,26%
Exprimés – 23913
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Eva Joly – 755 – 3,16% François Hollande – 7319 – 30,61% Nicolas Sarkozy – 8217 – 34,36% François Bayrou – 2763 – 11,55% Jean‐Luc Mélenchon – 2268 – 9,48% Marine Le Pen – 1974 – 8,25% Nicolas Dupont‐Aignan – 326 – 1,36% Philippe Poutou – 163 – 0,68% Nathalie Arthaud – 71 – 0,30% Jacques Cheminade – 57 – 0,24% |
Message d'Eva Joly
Chers amies, chers amis.
Après les Françaises et les Français, c’est à vous que je veux maintenant m’adresser. Le temps du bilan de cette campagne viendra et nous devrons le tirer de manière approfondie.
Mais d’ores et déjà, je veux vous dire mille fois merci. Je voudrais que mes mots puissent parler à chacun pour vous remercier individuellement.
L’écologie n’est pas une cause facile à défendre par temps de crise, avec en plus le vent mauvais de la calomnie et du mensonge.
Je n’étais peut être pas non plus une candidate facile.
Et pourtant vous avez défendu les deux avec courage et opiniâtreté.
Je sais que le score n’est pas à la hauteur de nos espérances. Mais je vous invite a garder la tête haute. Quand on défend la cause de la planète, il n’y a pas de honte à avoir. Le temps viendra, j’en suis sûre, où les électeurs et les électrices se tourneront vers nous pour changer de destin. Alors merci à vous, et dès demain, continuons le combat.
Premier combat, la mobilisation pour la défaite de Nicolas Sarkozy.
C’est une ardente obligation que de débarrasser notre démocratie d’un pouvoir exagérément tourné vers la défense des intérêts privés, un pouvoir qui n’a que faire des règles, un pouvoir qui n’a eu de cesse de diviser les Français. Chacune et chacun d’entre vous doit prendre toute sa place dans la mobilisation des quinze prochains jours. Je veux que les écologistes soient les fers de lance de la lutte pour le changement.
Deuxième combat, les élections législatives.
C’est un combat essentiel pour l’avenir de notre pays. Prenez-y toute votre part. Les écologistes doivent être présents en force dans la prochaine Assemblée pour peser sur la prochaine législature. Alors, nous devons aller chercher chaque voix. Je serai présente à vos côtés dans cette bataille. Débarrassés de la contrainte du vote utile, beaucoup d’électeurs chercheront à signifier à François Hollande quelles sont leurs priorités. A nous de tout faire pour que l’écologie y figure.
Troisième combat, le débat au sein de la majorité pour qu’émerge une nouvelle donne politique.
Je souhaite que ce soit une confrontation honnête et sérieuse basée non pas sur le rapport de force brut, mais sur la conception que l’on doit avoir d’une dynamique de transformation sociale : le PS ne réussira pas seul, sans partenaire d’une part, et surtout sans la mobilisation de la société pour construire le changement. Là encore, les écologistes devront être, aux côtés du mouvement social, la partie dynamique de la future majorité, à l’écoute des Françaises et des Français, mobilisés dans les mouvements associatifs ou syndicaux.
Je vous appelle à vous mobiliser pour réussir le troisième tour écologique, qui ne manquera pas de se produire parce que personne ne peut faire l’impasse sur le réchauffement climatique, la sortie du nucléaire ou la lutte pour la biodiversité.
La France a besoin de l’écologie, et L’écologie a besoin de vous. Alors, haut les cœurs, au boulot les écolos !
Vive l’écologie, vive la République, vive la France !
Des vestiges archéologiques découverts sur le chantier de l'ilôt rue de Vaugirard au 5-11 route de Vaugirard à Meudon, proche de la Seine.
Il pourrait s'agir d'un port gallo-romain.
L'information nous vient d'une personne de confiance, paléontologue à la retraite.
Le préfet aurait été saisi.
Une nécessaire concertation sur le devenir de
Bellevue
Après son départ de la route des Gardes (laboratoire d'Aérothermique), de la rue Jules Hetzel (Centre de Recherche sur l'Endocrinologie Moléculaire et le Développement) et de la rue du Cerf (Programme Ecodef qui a réalisé en 2000 pour le Premier ministre une étude économique prospective de la filière électrique nucléaire), le CNRS n’a plus qu’une seule implantation à Meudon, place Aristide Briand.
Tout comme l’enseignement supérieur, la recherche est sommée de faire des économies et de se réorganiser. En quelques années de 1500 salariés et chercheurs sur Meudon, le CNRS est passé à 450 personnes dont les services administratifs de la délégation. Cela fait peu - malgré un nouvel espace permettant l’organisation de manifestations scientifiques- pour une implantation de 2 hectares sur ce site consacré à la recherche scientifique depuis 1919…
Le CNRS doit se séparer de la surface dont il n’a plus « besoin ». Il garde l’hôtel classé qui a abrité l’école de danse d’Isadora Duncan, en ajoutant un étage. Les travaux seront achevés cet été puis est prévue la démolition de la barre qui le cache et la création d’une belle esplanade.
Le CNRS cède l’autre moitié à un promoteur privé « qui se chargera des démolitions de neuf bâtiments de 18.000m² SHON environ et des constructions nouvelles de deux bâtiments d'environ 10.500m² SHON à usage de bureaux, laboratoires, ateliers, salles de concours administratifs, restaurant d'entreprise…parking d'environ 170 places… Le financement de l'opération de restructuration sera assuré par la remise d'une parcelle d'environ 10.500m², à prélever sur le site existant, en vue de sa valorisation » (extrait de l’appel d’offre).
Cette opération a été réalisée sans aucun doute en liaison avec la municipalité, qui ne s’est pas battue pour demander la modernisation et le maintien d’activités scientifiques à Meudon, bien au contraire car dès 2006 le maire affirmait que le CNRS n’apportait rien! Nous ne partageons pas cette vision à courte vue, les chercheurs apportent beaucoup plus que la fiscalité sur un territoire.
Nous souhaitons que ce projet soit porté à connaissance d’une commission consultative, comme il en existe sur d’autres quartiers. Cela permettra à l’ensemble des élus et aux associations meudonnaises, toujours vigilantes, d’être tenus au courant de ce vaste projet; projet privé qui s’inscrit dans la ville. Il convient d’être attentif au devenir de Bellevue notamment en termes de densité et destination des 200 logements, circulation, mise en valeur de la partie du parcours des parcs et coteaux qui va de la terrasse de Belllevue à la place Aristide Briand, mais aussi à l’ouverture sur la ville de ce qui va rester du CNRS.
Loïc LE NAOUR, Solange MARLE, Françoise ROURE et Marie-Pierre ZUBER